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Alain Boublil Blog

 

Rentrées deTVA en novembre: +5,4% sur un an

Le bond en avant des recettes de TVA signalé en octobre (+14,4% par rapport à septembre 2013 et +8,5% par rapport à octobre 2012) ne résultait pas d'un "bug informatique". Il est confirmé en novembre. Traditionnellement, en raison du mode de perception de la TVA, les recettes du premier mois d'un trimestre sont supérieures à la moyenne. Or on constate que les recettes de novembre se situent au même niveau, déjà très élevé, que celles du mois d'octobre: 12,15 milliards d'euros.

Par rapport à l'an dernier, sur un mois comme sur le dernier trimestre connu, la progression est supérieure à 5% et a permis, en seulement deux mois de rattrapper le retard accumulé depuis le début de l'année par rapport aux prévisions de recettes. A la fin septembre, la hausse des recettes des neuf premiers mois atteignait 1,1%. Deux mois plus tard, sur onze mois, la progression était de 2,2%. Quels enseignements tirer de ce rebond spectaculaire, mais passé inaperçu?

D'abord et indiscutablement, d'une modification significative du comportement des agents économiques depuis la rentrée, la TVA étant acquittée par les entreprises qui la collectent avec un à trois mois de décalage. On s'en prend alors à douter de plus en plus des estimations de la consommation des ménages au troisième et au quatrième trimestre délivrées par l'INSEE et la Banque de France qui font état de progressions deux à trois fois inférieures, surtout dans un contexte de ralentissement spectaculaire-et bénéfique- de l'inflation dans notre pays. Et on ne peut plus exclure que sur cette ligne, qui est la plus importante du tableau qui retrace les comptes de la nation, une sérieuse révision en hausse intervienne dans les prochains mois, une fois que toutes les données auront été collectées.

Ensuite et surtout, on ne peut qu'être surpris, par les annonces gouvernementales, qui ne font aucun cas de cette inversion de tendance. Au contraire, et avec une étonnante précipitation, elles se concentrent sur un hypothètique, puisqu'il faudra attendre les chiffres de décembre, et modeste décalage de 2,7 milliards d'euros au regard de prévisions de déficit, elles-mêmes supérieures à 72 milliards, en amélioration pourtant de plus de seize milliards par rapport à l'an passé et même de vingt milliards si l'on enlève les éléments exceptionnels.

Le comportement des agents économiques est en partie dicté par la perception qu'ils ont de leur environnement. Il ne faut donc pas hésiter, quand des inflexions positives se dessinent, à les en informer. Cela aussi relève de la responsabilité des décideurs publics.

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